Dans cette suite des chroniques occultes,Guy-Roger Duvert nous laisse une porte ouverte sur le fantastique de manière originale et prenante.

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Les disparus d’Arkham

Hé hé, Guy-Roger Duvert signe ici son petit dernier, la suite de l’Appel d’Am-Heh. Les chroniques occultes de l’auteur font ici leur grand retour pour notre plaisir.

Et si on commençait par le résumé ?

Septembre 1934. Intriguée par la disparition à Arkham de deux personnes liées à une maison que la rumeur veut hantée, la journaliste Lillian Freling décide de quitter Boston pour se rendre sur place, convaincue d’y trouver le scoop qui la hissera dans la profession. Pensant au départ tomber sur une sombre affaire bassement criminelle, elle découvre des pratiques occultes à même de lui faire remettre en question sa propre santé mentale, et qui la verront s’associer avec un certain Milton Blake.

Le détective privé, abîmé depuis son aventure en Egypte et en Europe, voit dans ce dossier une chance de rédemption et, peut-être, la possibilité de retrouver ses anciens compagnons de route.

Ce second volume des Chroniques Occultes se situe six mois après les événements de l’Appel d’Am-Heh.

La plume de Guy-Roger Duvert

Sans grande surprise, attention au spoil, je l’ai trouvée très fluide. Comme à son habitude, l’auteur use d’une écriture simple, sans fioriture, mêlant l’action à la narration, ce qui n’est pas pour me déplaire.
Les chapitres sont courts, ce qui rend l’action relativement attrayante.

La construction du livre est intéressante : Guy-Roger Duvert coupe son roman en quatre grandes parties, chacune se référant à un personnage dont les grands traits seront mis en avant. En effet, on retrouve ici trois de nos camarades, mais accompagnés d’une petite nouvelle, Lillian Freling.

Alors, ces personnages ?

Pour ma part, j’ai pris beaucoup de plaisir à retrouver Milton Blake, ce personnage un peu cynique, souvent solitaire et au ton nonchalant. Il faut dire que là, le caractère bien trempé de la bête est d’autant plus présent qu’il va devoir faire équipe avec une inconnue très différente de lui, avec qui il va devoir enquêter. La perte de ses anciens collaborateurs rajoute une dimension à son personnage, une sorte de lassitude et de colère qui viennent appuyer sa détermination.

En effet, on revient sur ses collaborateurs dans l’ouvrage, mais à quel prix ? Comment ont-ils surmonté les événements de leur première aventure ?
Les caractères restent assez similaires, bien que les mois passés les aient changés un chouïa. Tout chez eux nous ramène au premier tome et aux personnes à qui on s’est accroché, presque malgré nous. Des retrouvailles qui font plaisir, non sans un certain suspense quant à leur état de santé (psychique et physique).

Enfin, Lillian. Alors elle, bah elle m’a agacée. Au début de ma lecture, j’ai eu l’impression d’avoir affaire à une greluche qui ne savait pas compter sur autre chose que son apparence. D’ailleurs, j’ai été surprise que Guy-Roger Duvert mette en avant ce genre de profil. Mais ne jugeons pas trop vite, cette dernière prend de la contenance au fur et à mesure que l’on avance dans l’écrit.

L’écrit de Guy-Roger Duvert, parlons-en !

Il faut dire que l’intrigue suit avec pertinence celle du premier tome. Même s’ils peuvent se lire indépendamment, je vous déconseille vivement cette manip’, des clins d’œil au premier sont flagrants. De fait, cette fois-ci, avec une intrigue qui se déroule six mois après les premiers événements, on retrouve une bonne partie des personnages et on suit leur quête avec intérêt. Appréciable de par son côté ubuesque, l’intrigue reste pourtant cohérente et rafraîchissante.

Une enquête entre fantastique et vie courante, une façon de nous relier aux personnages dont on ne se détache pas vraiment, même si ce qui leur arrive semble complètement surréaliste. Du coup, on arrive sur une intrigue prenante, qui nous tient en haleine jusqu’aux dernières lignes. Une histoire plutôt bien ficelée qui attend visiblement une suite. J’attendrais donc cette dernière avec impatience 😀

En résumé ?

Une histoire sympa, la découverte d’un personnage relativement cliché mais qui évolue de façon intéressante, une écriture toujours aussi cinématographique qui vient emballer le tout !

Un moment de lecture très agréable sur lequel on ne peut pas faire l’impasse, surtout si tu es un lecteur comme moi, qui aime bien le fantastique mais qui en connaît mal les codes. Encore une fois, Guy-Roger Duvert signe un livre très sympathique, sans fioritures ni prétention, mais qui pourrait bien faire de l’ombre aux grands !

D’ailleurs, je remercie l’auteur que j’ai eu la chance d’apprécier à plusieurs reprises, et dans plusieurs univers. En effet, ce dernier sévit aussi dans la SF, avec la saga Outsphere, tomes 1, 2 et 3 parus à ce jour, et dans le thriller léger et attractif, dans l’Adieu à Camille.

Si ce n’est pas déjà fait, je vous laisse découvrir sa plume

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter de bonnes lectures ! 🙂

3 réponses sur « Les disparus d’Arkham »

Je retrouve dans ton article les raisons pour lesquelles j’apprécie l’auteur, son imaginaire et sa plume 🙂
J’attaque ce deuxième tome ce soir et j’ai hâte de retrouver les personnages même si je pense avoir oublier pas mal de choses du premier tome…

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